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Marche des Fiertés : 700 000 + Liza
La marche des fiertés LGBT parisienne, ouverte par Liza Minnelli, a rassemblé 700.000 personnes samedi sur le thème de l'égalité "réelle".
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Poing brandi et sourire au lèvres, la chanteuse et actrice américaine Liza Minnelli a apporté samedi à Paris une touche de paillettes à la marche des fiertés LGBT.
Liza Minnelli avait souhaité manifester son soutien aux luttes pour l'égalité des droits et contre les discriminations des homosexuels.
Son arrivée a provoqué un mouvement de foule, certains croyant même que c'était un sosie. Mais le naturel de la star, accueillie par le maire de Paris Bertrand Delanoë, fidèle de la manifestation, ainsi que Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France (photo ci-dessous) a dissipé les derniers doutes.
"Freedom", a-t-elle lancé, avant d'assurer le spectacle en dansant sur le char orné de ballons multicolores en tête du cortège, qui a rassemblé environ 700.000 personnes selon les organisateurs.
"On savait qu'elle faisait un concert ce soir à Paris mais quand son agent nous a proposé qu'elle vienne, on a cru à une blague. C'est vraiment un honneur et un bonheur de l'avoir avec nous, c'est une icône", a raconté à l'AFP Philippe Castel, porte-parole de l'Inter LGBT.
"Ca va mettre en visibilité nos luttes", a-t-il ajouté, alors que la Marche célèbre 40 ans de luttes pour défendre les droits des homosexuels avec pour objectif une "égalité réelle" - juridique et sociale - avec les hétérosexuels.
"Il nous manque toujours le droit au mariage, à l'adoption, à la procréation médicalement assistée pour les couples de lesbiennes, et la mise en oeuvre de la dépsychiatrisation des transsexuels promise par la ministre de la Santé en mai", explique Philippe Castel.
Dans la nuit du 27 au 28 juin 1969, des émeutes avaient éclaté entre des clients du bar gay le "Stonewall Inn" de Greenwich Village à New York, devenues le symbole des luttes LGBT.
"Stonewall" n'évoque pas grand chose pour Eloïse, 18 ans, venue avec une vingtaine d'ami(e)s homos, bi ou lesbiennes de l'Essonne, heureux de pouvoir agiter des drapeaux arc-en-ciel. Et quand elle évoque des luttes, la lycéenne pense à "la première Gay Pride qui a eu lieu en Chine" à Shanghai début juin.
Pour José, un Espagnol de 46 ans, Stonewall est en revanche "le début de tout, c'est ce qui me permet de me promener aujourd'hui main dans la main dans la rue" avec son compagnon Han, un Néerlandais de 44 ans, avec qui il compte bien faire la fête de Montparnasse à la place de la Bastille.
"C'est une longue marche. Les progrès accomplis sont immenses et donnent confiance", a déclaré à l'AFP Jack Lang, qui participa en 1982, comme ministre socialiste de la Culture de François Mitterrand, à l'une des toutes premières marches en France. "Mais on doit penser très fort à tous les homosexuels en Iran, en Arabie saoudite, ou ailleurs qui sont pourchassés", a-t-il ajouté.
Entre deux chars crachant de la musique pop ou techno sur laquelle les marcheurs ou badauds se déhanchent joyeusement, les bénévoles d'Ensemble contre la peine de mort font signer la pétition "Pas d'homo à l'échafaud!". Dans neuf pays (Iran, Arabie saoudite, Afghanistan, Mauritanie, Soudan, Yémen, Pakistan, Emirats arabes unis et certains Etats du nord du Nigeria), l'homosexualité est passible de la peine de mort.
Non loin de là, un homme déchaîne une petite foule avec une danse du ventre sur un air de la chanteuse libanaise Fairouz. "Même si une certaine tolérance existe au Liban, nous appelons à la dépénalisation des relations entre hommes", explique Saïd, 32 ans, un Libanais, sympathisant de l'association Helem ("rêve" en arabe), qui espère que le "message passe aussi dans le monde arabe".
> Altercation autour du char de GayLib
Une altercation a eu lieu à la fin de la marche des fiertés, samedi vers 20h.
Selon les Panthères roses, une dizaine de "gros bras" armés de matraques ont tenté de s’en prendre à des manifestants qui s’opposaient au passage du char du mouvement gay de l'UMP.
Une personne a été plaquée au sol et a pris des coups à la poitrine et à la tête portés par plusieurs hommes pendant que d’autres l’immobilisaient.
Des personnes qui ont tenté de s’opposer ont été frappées ou menacées par ces hommes.
Les Panthères roses se sont expliquées avant la marche sur leur incompréhension de "la présence d’un parti ouvertement contre l’égalité des droits à la marche des fiertés".
Photos : GayRussia
Mis en ligne le 28/06/2009
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