| |
|

|
Inde : pour 1 milliard de personnes, l'homosexualité n'est plus un crime
Grâce à un jugement de la Haute cour de Delhi, l'homosexualité ne sera plus considérée comme un crime. C'est une vraie révolution pour ce pays de plus de 1 milliard d'habitants qui se débarrasse ainsi d'une législation héritée de la colonisation britannique.
|
|
La Haute cour de Delhi a jugé aujourd'hui que les rapports sexuels entre adultes consentants de même sexe ne devaient plus être considérés comme un crime en Inde.
Pour la première fois, la justice indienne dénonce ainsi une législation héritée de l'époque victorienne, lorsque le pays était une colonie britannique, et qui interdit l'homosexualité en la considérant comme "contre nature".
L'article 377 du code pénal indien, qui criminalise les rapports homosexuels entre adultes consentants, constitue une "violation des droits fondamentaux", estime l'arrêt de la Haute cour, cité par l'agence officielle Press Trust of India.
Bien que l'arrêt de la Haute cour de Delhi n'ait pas de portée jurisprudentielle pour toute l'Inde, ses juges ont estimé que l'article 377 du code pénal ne devait plus s'appliquer dans l'ensemble du pays en cas de rapports homosexuels entre "adultes consentants dans un cadre privé", a expliqué Tripti Tandon, avocate d'une association de défense des droits des homosexuels. "Ce n'est plus un crime d'avoir des rapports consentis entre adultes de même sexe. Je crois que c'est pour nous un jugement incroyable et qui était très attendu", s'est félicité l'activiste Gautam Bhan.
Jusqu'alors, la loi punissait de dix années d'emprisonnement l'homosexualité et notamment la sodomie, même si la législation était très rarement appliquée. "Pour l'instant, l'arrêt (de la Haute cour) ne s'applique qu'à la juridiction de Delhi, mais l'implication de ce jugement est gigantesque et servira de référence aux quatre coins du pays", a assuré M. Bhan. "Je me sens très fier d'être un Indien aujourd'hui", a lancé Wendell Rodericks, un créateur de mode cité par une chaîne de télévision.
Cette évolution était dans l'air du temps car, il y a quelques jours, un ministre avait annoncé que plusieurs membres du gouvernement planchaient sur une réforme de l'article 377.
|
|
| |
| |
| |
|
|
|
 |
|
 |
|
|